Droit au bail

Cession de droit au bail

Céder ou reprendre un droit au bail, ce n’est pas céder un fonds de commerce : le formalisme, les autorisations et les garanties diffèrent. Je sécurise l’opération pour le cédant comme pour le cessionnaire.

Les points de vigilance

La cession de droit au bail permet à un locataire de transmettre son bail commercial à un repreneur, sans céder le fonds de commerce. L’opération suppose de vérifier la clause d’agrément, la clause de garantie solidaire du cédant et les formalités de signification au bailleur. Un acte mal cadré engage durablement le cédant.

Ce que je vérifie et sécurise

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Fonds ou droit au bail ?

Bien qualifier l’opération : les conséquences juridiques et fiscales ne sont pas les mêmes.

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Agrément du bailleur

Vérifier les clauses du bail (agrément, non-cession) et obtenir l’accord du bailleur quand il est requis.

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Garantie solidaire

Analyser et négocier la clause de garantie solidaire du cédant, souvent lourde de conséquences.

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Conditions du bail

Auditer le bail repris : durée restante, loyer, destination, charges et échéances.

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Formalités

Rédaction de l’acte, mentions essentielles, enregistrement et notification au bailleur.

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Prix & fiscalité

Cadrage du prix (pas-de-porte) et anticipation des droits d’enregistrement applicables.

Sur le même sujet : Cession de fonds de commerce · Déspécialisation

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Combien coûte une cession de droit au bail ?

La cession de droit au bail porte sur le seul bail, sans la clientèle : pas de publicité légale, mais les mêmes droits d’enregistrement qu’une cession de fonds (C. G. I., art. 719 et 725).

PosteMontantQui paie
Honoraires : audit du bail, rédaction de l’acte, agrément du bailleur, signification, enregistrement1,5 % du prix, minimum 2.500 € HTSelon la convention
Promesse préalable sous conditions suspensives, si nécessaire1.000 € HT, déduits des 1,5 %Selon la convention
Droits d’enregistrement — part du prix jusqu’à 23.000 €0 % (perception minimale de 25 €)Cessionnaire
Droits d’enregistrement — de 23.000 à 200.000 €3 %Cessionnaire
Droits d’enregistrement — au-delà de 200.000 €5 %Cessionnaire

Repères d’honoraires (total HT) : 150.000 € → 2.500 € (3.500 € avec promesse) ; 300.000 € → 4.500 € ; 450.000 € → 6.750 € ; 1.000.000 € → 15.000 €. Au-delà, sur devis.

Questions fréquentes

Quelle différence entre cession de droit au bail et cession de fonds de commerce ?

La cession de droit au bail transmet uniquement le bail commercial, c’est-à-dire le droit d’occuper les locaux, sans la clientèle ni les autres éléments du fonds. La cession de fonds de commerce transmet l’ensemble : clientèle, enseigne, matériel et droit au bail. Le régime fiscal et les formalités diffèrent.

Faut-il l’accord du bailleur pour céder son droit au bail ?

Cela dépend du bail. Beaucoup de baux contiennent une clause d’agrément qui impose l’accord du bailleur ou sa participation à l’acte. La cession isolée du droit au bail peut aussi être encadrée, voire interdite, par une clause : il faut vérifier le bail avant toute opération.

Le cédant reste-t-il responsable après la cession ?

Souvent oui : de nombreux baux prévoient une clause de garantie solidaire, par laquelle le cédant reste garant du paiement des loyers par le cessionnaire pendant une durée déterminée, limitée à trois ans par la loi Pinel. Sa portée doit être vérifiée et négociée.

Sans engagement

Une cession de droit au bail à sécuriser ?

Un premier appel pour cadrer l’opération, vérifier le bail et anticiper l’agrément du bailleur.

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